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Mon programme d'Histoire ideal

L'histoire enseignée en France ne vise qu'à la réconciliation du peuple pour lui apprendre l'amour de la patrie faisant fi des querelles du passé... Rien à voir avec la vérité. Persone ne peut comprendre la fameuse loi du rôle positif de la France Outre-Mer sans avoir ça en tête. La France a eu plusieurs traumatismes : le populicide de Vendée ou le massacre d'Oradour (le Limousin réclamant vengeance pour tous les responsables pour sa douleur, l'Alsace réclamant l'indulgence pour le drame des Malgré-Nous). Encore aujourd'hui, personne ne parle des morts français du aux bombardements aériens américains ou la destruction de la flotte française de Mers-EL-kebir par les anglais. Les gens non historiens ont besoin d'une histoire immuable (avec des évènements qui ne pouvaient pas être empêchés) avec des gentils courageux vertueux d'un côté qui même s'ils perdaient c'était pour mieux gagner plus tard.

D'ailleurs, la thème de la déportation des Juifs devenu LE point le plus important de la seconde guerre mondiale n'est venu que dans les années 70 et uniqument aux yeux de la génération qui n'a PAS vécu la guerre. Pétain à son procès en 1946, cette question des Juifs n'a jamais été évoqué et personne ne peut comprendre comment Papon a pu s'en sortir aussi longtemps. Avant la reconnaissance de la responsabilité 'de l'Etat Français Chirac en 1995, le français se voyait plutôt comme un innocent qui avait au pire laissé les allemands déporter les juifs plutôt qu'un complice de ces derniers.

Si je pouvais faire un livre d'histoire, je ferais de l'histoire globale et arrêter de faire cette histoire franco-française qui ne satisfait plus décidément personne (Vercingétorix et nos ancêtres gaulois roux aux yeux bleus c'était de la connerie dès la IIIeme république comme l'a démontré Mona Ozouf). Je parlerai :
- des négociations entre saint Louis et les mongols plutôt que les croisades au sens strict.
- De l'histoire des royaumes africains (en XVeme siècle, tous les princes africains qui allaient faire leurs études à Lisbonne)
- En parlant du rôle des chrétiens rénégats dans l'empire Ottoman.
- des réactions des autochtones asiatiques face à l'arrivée des premiers marchands européens.
- les autochtones amérindiens qui s'enfuyaient à la vue de deux choses : les chevaux et les esclaves africains amenés par les conquistadors.
- Du rôle des chinois et de leur précocité (Gutenberg qui invente l'imprimerie ? laissez-moi rire !), leur flotte incroyablement plus avancée techniquement que les drakkars vikings ou les petites caravelles de Colomb qui aurait largement pu coloniser l'Afrique
Bref, les relations entre les "races" ont été basés sur un plan d'égalité jusqu'au moyen âge. La découverte du nouveau monde a entraîné une exploitation des autochtones auquel la métropole s'est montré généreuse (charles quint interdisant l'esclavage, Napoleon III voulait être empereur des Algériens) alors que les colons se montraient systématiquement pillards, violents etc...
Aujourd'hui, on déforme tout au point de rendre similaire des termes colonialisme (la gaule était une colonie romaine), esclavagisme (Platon a été esclave) et racisme (qui est le lot de tous les peuples du monde persuadé que leurs voisins sont soit bêtes et violents, ou corrompus et décadents au choix).




Le pétrole est un produit miracle tant sa polyvalence et sa facilité d'utilisation :
- Si son extraction coûte d'importantes sommes d'argent en derricks et en forage, la matière ne périme pas contrairement aux produits alimentaires
- Il est extrêmement facile à transporter : disponible presque immédiatement grâce aux oléoducs
- même s'il est inflammable, quelqu'un avec un QI de deux chiffres peut s'en servir

Sevrage impossible

Notre dépendance actuelle vis-à-vis du pétrole est totale. Notre agriculture, nos transports, nos banlieues, nos vêtements, tous les conforts et luxes de notre temps doivent leur existence aux carburants fossiles bon marché. Nous ne pourrons absolument pas continuer à vivre comme nous le faisons sans ce type d'énergie, c'est impensable.

Notre dépendance vis-à-vis des moyens de transport (ce qui est majeur, naturellement): voitures, bus, avions, navires, trains, ambulances... Et ce qu'on oublie généralement, ce sont tous les produits suivants qui nécessitent pétrole et sous-produits du pétrole:
- plastique, plastique et encore plastique
- bitume
- peinture
- colles, solvants
- produits cosmétiques
- CD-DVD
- combustible de chauffage
- caoutchouc synthétique
- emballages
- encres
- engrais et herbicides
- détergents

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La fin du pétrole


Histoire du pétrole

Le pétrole a permis de faire mentir les prévisions catastrophistes du malthusianisme. Thomas Robert Malthus (1766-1834) avait fait des prévisions alarmistes en prédisant que la population augmente de façon exponentielle ou géométrique (par exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32, ...) tandis que les ressources croissent de façon arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, ...). Il en conclut à l'inévitabilité de catastrophes démographiques, à moins d'empêcher la population de croître. En plein dans la Revolution Indstrielle, il n'avait pas prévu que l'exploitation massive du pétrole à partir de la deuxième moitié du XVIIIeme, empêcherait cette catastrophe démographique annoncée. Les engrais chimiques issus du pétrole allait entraîner une surabondance et le pétrole permettrait un transport rapide des denrées périssables vers les zones en demande (de la viande en provenance d'Argentine faisant concurrence à la viande locale européenne dès 1880). Ainsi, de deux habitants de la planète sur trois en malnutrition en 1950, on est ainsi passé à un sur 7 en 20002, alors que la planète passait dans le même temps de deux milliards et demi d'habitants à plus de six. De nos jours, il y a numériquement plus de gens souffrant de problèmes de surpoids que de sous nutrition ; les gens souffrent principalement de faim non plus parce qu'il n'y a plus de nourriture disponible (cas de famine) mais parce qu'ils sont trop pauvres pour la payer ou que la nourriture est barrée suite à des décisions politiques (rebelles barrant l'accès, embargo pesant sur l'Etat).

La première exploitation du pétrole aux Etats-Unis date de 1859 non au Texas mais ... en Pennsylvanie ! Sa toute première utilisation commerciale n'était absolument pas pour les voitures mais pour les lampes à huile. Ces lampes se trouvaient très malodorantes et pratiquement impossible à se déplacer avec. Le pétrole remplace donc le spermati, huile très pure prélevée chez les cachalots par centaines de litres dans son énorme tête. L'équipage du Capitaine Achab cherchait du spermati dans le fameux roman d'Herman Melville.

Winston Churchill en charge de marine anglaise comme Premier Lord de l'Amirauté depuis 1911, a pris la décision salutaire de remplacer le charbon par le pétrole sur les navires en 1913 juste avant la 1ere guerre mondiale. Décision qui a donné l'avantage sur l'Allemagne et ses alliés tous enclavés. L'expédition désespérée sous le général français Berthelot pour libérer la Roumanie (seul pays européen de l'époque à posséder des champs pétrolifères) de succomber aux forces de la Triple Alliance a été un tournant de la guerre de 1914-1918.

Le monde sans pétrole : au revoir les gratte-ciels

Un bouleversement de toutes nos habitudes de vie, au revoir les gratte ciels, au revoir la campagne (où les citadins aiment vivre même s'ils travaillent dans la ville), un juste ( ?) retour à des conditions beaucoup plus difficiles du XVIIeme siècle soit un monde plus lent, plus restreint et beaucoup. moins agréable.
Contrairement à l'agriculture d'aujourd'hui, totalement dépendante du pétrole, (qui fait déjà face à d'insurmontables difficultés). Nous devrons donc bientôt produire notre nourriture autrement, de manière plus traditionnelle, plus locale, sur des plus petites fermes, près d'où nous vivons.
Une autre option serait de retourner vivre dans des habitations plus modestes, au c½ur de quartiers dynamiques pourvus de services accessibles autrement qu'en voiture. Tout le contraire des mégabanlieues qui poussent partout en Amérique du Nord.
Sauf qu'après, il n'y aura sûrement pas de jeux vidéo et de longues balades en voiture!

Le XXIe siècle sera plus sédentaire que nomade. Se déplacer sans cesse comme on le fait aujourd'hui engendrera des coûts que nous ne pourrons plus assumer. Voyager en avion (re)deviendra une activité élitiste, peu abordable pour la classe moyenne. Pour les longues distances, nous devrons nous rabattre sur les trains et les bateaux. La vie sera plus lente, plus locale. Nos systèmes économiques et agricoles s'organiseront à plus petite échelle. Les supermarchés vont dépérir et mourir. L'idée même d'une culture de consommation périra avec ces mégamagasins. Nombre d'universités devront fermer, le marché de l'emploi ne nécessitant plus autant de diplômés de l'enseignement supérieur, mais davantage de gens de métier.
Il y aura aussi d'énormes frictions entre les pays grands consommateurs de pétrole (NDLR : comme la Chine et les États-Unis) qui se feront compétition pour les ressources énergétiques. Je ne suis donc pas certain que dans un avenir prochain, nous entretiendrons les mêmes relations diplomatiques internationales qu'aujourd'hui. L'existence pendant la Longue Catastrophe sera exactement le contraire de celle que nous connaissons : la faim remplacera l'abondance; le froid, la chaleur; l'effort, le loisir; la violence, la paix. Nous devrons adapter nos attitudes, nos valeurs et nos idées pour y faire face.

Produits de remplacement :

- nucléaire : on parle d'énergie propre (vive les déchets nucléaires) et d'indépendance économique mais il n'existe pas de gisements d'uranium dans le sous-sol français. La France est totalement dépendante en termes d'approvisionnement en uranium. La dernière mine d'uranium située sur le territoire français a fermé en 2001. Actuellement, tout l'uranium utilisé en France provient de l'étranger. L'uranium qu'a produit le groupe AREVA NC en 2005 (plus de 6000 tonnes d'uranium soit 10 % de plus qu'en 2003) provient de sites situés à l'étranger, principalement au Canada, au Niger et au Kazakhstan.
- biocarburant : louables certes mais le biocarburant a un effet très pervers sur les cours du marchés où il est couplé avec le prix des matières alimentaires où sa demande de biocarburant fait monter les prix conjointement rendant difficile son accès aux pays pauvres et les couches de population en perte de pouvoir d'achat dans les pays développés.

Conclusion

Contrairement à ce que les gens se représentent, la fin du pétrole ne viendra pas du fait que toutes les réserves soient épuisées mais quand l'exploitation ne sera plus rentable. Les puits de pétrole se voient abandonnés quand le pétrole extrait devient trop difficile (comprendre trop cher) à purifier dans les raffineries. Les catastrophistes attendent un pic à venir plus vite qu'on le pense, où le prix du baril de pétrole montera en flèche quand la moitié des réserves mondiales seront épuisées.
Pour ne pas créer la panique et faire chuter les cours du baril, la question de l'après-pétrole reste un vrai tabou. Il y a un vrai consensus entre les cours mondiaux, l'OPEP et les industries petrolières pour ne pas parler de cette question d'où une psychose rapide si celle-ci se trouve quand même abordée.
Mon programme d'Histoire ideal

# Posté le lundi 01 juin 2009 18:36

Modifié le jeudi 25 juin 2009 05:59

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